7 min de lectureL'équipe Bloomy Studio
Marketplace ou site en propre : le vrai calcul pour un fleuriste
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Précision d'honnêteté avant de commencer : nous avons un point de vue. Nous avons construit Bloomy, une plateforme florale qui ne prélève aucune commission sur les artisans, précisément parce que le modèle dominant nous semblait injuste. Et notre studio vend des sites en propre. Cet article n'est donc pas neutre — mais il est factuel, et il ne vous dira pas de tout quitter du jour au lendemain.
Ce que les plateformes de transmission vous apportent vraiment
Soyons justes, car c'est la condition d'un bon calcul :
- Des commandes sans effort d'acquisition — la plateforme investit en publicité à votre place.
- Le réseau de transmission — une commande passée à Lille pour une livraison dans votre ville arrive chez vous.
- Une présence immédiate— utile à l'ouverture, quand personne ne vous connaît.
Ce qu'elles vous coûtent
- La commission: un pourcentage significatif de chaque commande, parfois cumulé avec un abonnement mensuel et des frais d'inscription au réseau. Faites le calcul sur votre volume annuel réel — c'est souvent le prix d'un site entier, chaque année.
- Votre identité: sur la plateforme, vous exécutez un catalogue standardisé sous la marque de quelqu'un d'autre. Le « bouquet rond romantique » est le même à Strasbourg et à Biarritz — votre savoir-faire devient interchangeable.
- Le client: il appartient à la plateforme. Vous ne connaissez pas son e-mail, vous ne pouvez pas l'inviter à revenir, il n'a souvent même pas retenu votre nom.
- La dépendance : conditions, commissions et visibilité dans le réseau peuvent changer sans vous.
Le calcul à faire, poste par poste
Prenez vos chiffres de l'an dernier et posez :
- Le volume annuel de commandes venues des plateformes, et la commission totale versée (pourcentage + abonnements + frais).
- La part de ces commandes qui seraient venues à vous de toute façon — clients de votre ville qui vous auraient trouvés sur Google Maps si votre présence locale était solide.
- Le coût d'un site en propre avec commande en ligne, amorti sur trois ans, entretien compris.
Le point 2 est le cœur du sujet : pour beaucoup de boutiques, une partie des commandes « apportées » par les plateformes sont des clients locaux qui cherchaient simplement un fleuriste dans leur ville — et que votre propre visibilité aurait captés sans commission. C'est exactement ce que travaillent le SEO local et la boutique en ligne en propre.
Notre recommandation : la transition, pas la rupture
- Gardez les plateformes qui vous rapportent tant que le calcul reste positif — pas de dogmatisme.
- Construisez votre canal en propre : site solide, fiche Google travaillée, commande en ligne à votre niveau.
- Faites basculer vos clients locaux : carte dans chaque bouquet livré, mention au comptoir — « la prochaine fois, commandez directement sur notre site ». Un client transféré est une commission économisée à vie.
- Réévaluez chaque année: quand votre canal propre porte l'essentiel de vos commandes locales, la question de rester sur telle plateforme se pose sereinement, chiffres en main.
En résumé
La question n'est pas « marketplace ousite en propre » mais « qui possède quoi ». Sur une plateforme, vous louez un flux de commandes au prix fort. Sur votre site, vous possédez l'actif — identité, clients, marges — et il prend de la valeur chaque année. La transition demande quelques mois d'efforts ; la dépendance, elle, se paie indéfiniment.
Pour savoir ce qu'un canal en propre pourrait donner dans votre ville : le diagnostic gratuit évalue votre zone, votre concurrence et votre potentiel — honnêtement.
